LETTRE OUVERTE

A l’attention de Monsieur le Président de la communauté de communes du plateau picard.

le 7 octobre 2021

Monsieur,

Le développement anarchique de multiples projets éoliens sur le territoire de la communauté de communes provoque la colère et l’opposition d’une partie grandissante de la population.

Vous ne pouvez pas ignorer que continuer de hérisser nos campagnes d’éoliennes toujours plus hautes n’aura aucun impact significatif sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre dans notre pays et il n’est plus possible non plus, d’occulter davantage les préjudices et les risques que cette prolifération fait peser sur la population.

Les subventions et autres avantages déversés à fonds perdu dans cette industrie dont bénéficient principalement les industriels et les propriétaires fonciers sont financées en partie par de l’argent public. Mais ce financement provient surtout des taxes additionnelles payées par les clients et qui ne cessent d’augmenter provoquant une hausse continue du prix de l’électricité qui exposera les plus fragiles à la précarité énergétique.

De plus, nous sommes surpris que vous donniez crédit à cette obstination coupable du gouvernement qui consiste à continuer à investir dans cette énergie coûteuse et inutile (alors même que plusieurs pays européens sont en train de réviser cette orientation) en délaissant la filière nucléaire dans laquelle notre pays excelle, qui fournit de l’énergie à un prix compétitif et dont le bilan carbone est bien plus favorable. Cet aveuglement amènera, à terme, un risque de pénurie pour tout le monde et sera un handicap pour notre pays dans l’avenir.

Soyez convaincu que ces sommes d’argent, éphémères, aussi attractives soient-elles, ne compenseront jamais les nuisances subies durablement, par l’ensemble de la population.

Et loin d’enrichir notre territoire, c’est plutôt l’effet inverse qui se produira à brève échéance.

Car les personnes ayant les moyens de vivre et d’investir ailleurs qu’au milieu des éoliennes le feront.

Le mandat que vous ont confié les maires et, à travers eux, une partie de la population vous oblige et comporte l’engagement de protéger les habitants et notre cadre de vie commun.

C’est pourquoi nous vous demandons de proposer à votre assemblée le vote d’un moratoire visant à stopper tous les projets éoliens en cours sur le territoire du plateau picard.

En vous engageant dans cette démarche courageuse, vous ferez de notre communauté de communes un exemple pour le reste du territoire.

Respectueusement

Pour l’association

Eric Mijoule

Transmise pour information aux maires et aux élus des communes du plateau picard

Association CHAD pour la protection de l’environnement et du cadre de vie du plateau picard

37, rue Neuve 60190 Cressonsacq

Réunions d’information

Deux réunions d’information et d’échanges ont eu lieu :

Les vendredis 17 et 24 septembre à la mairie de Pronleroy (au centre d’un vaste projet de 81 éoliennes alors même que le village s’est prononcé contre de telles implantations sur son territoire)

Toute notre belle campagne picarde est menacée. Actuellement, la pression est énorme sur les mairies et les propriétaires fonciers.

Grosse affluence à ces deux réunions ! Beaucoup de monde dans la salle et à l’extérieur : des maires, des conseillers municipaux, des agriculteurs, des habitants des alentours. Et aussi des représentants d’autres associations notamment de la Somme venus nous encourager et nous décrire la défiguration de leur environnement et leur combat face à ce fléau. Notre président a soigneusement démontré l’aberration écologique et le gaspillage d’argent public que les éoliennes représentent.
Rien n’est perdu, il faut se battre et mobiliser pour que les projets qui nous menacent soient abandonnés, notamment lors de l’enquête publique. Vous pourrez retrouver beaucoup d’informations sur ce site qui est et sera régulièrement mis à jour pour vous informer à chaque étape durant les mois à venir et vous permettra de vous exprimer sur les projets éoliens en cours d’instruction sur le secteur.

D’ores et déjà, vous pouvez signer notre PÉTITION en ligne et inciter votre réseau à en faire autant. Plus la mobilisation sera forte, plus grandes seront les chances de contrer les projets. Rien n’est inéluctable.

Antoine Waechter, l’écologie raisonnable

Nous ne faisons campagne pour personne mais nous relèverons dans les discours et annonces la parole des acteurs pragmatiques qui ne font pas preuve d’une idéologie aveugle sur le sujet de l’écologie.

Chad

« Opposant de la première heure au développement de cette source d’énergie [nucléaire], Antoine Waechter avait participé à la première manifestation contre le projet de construction de la centrale nucléaire de Fessenheim, en 1971.

Il prône désormais un maintien du nucléaire dans le mix énergétique grâce à la construction d’une nouvelle génération de « petits réacteurs ». « Il y a un certain nombre d’années, l’un d’entre nous, pourtant très anciennement engagé contre le nucléaire, nous a dit : “Ecoutez, vous êtes en face d’un risque potentiel à probabilité faible, le nucléaire, et d’un risque certain à effet majeur qui est la dérive du climat. Il faut choisir”. » Goûtant peu à « l’utopie » du 100 % renouvelable, il s’est fait une raison : du fait de l’électrification croissante des usages, notre consommation d’électricité va fortement augmenter et le nucléaire représente une source d’énergie décarbonée très efficace. « Comme il est sérieux et qu’il a bien vu que le changement climatique représentait le principal défi, il a changé d’avis sur beaucoup de sujets. Ce qui n’est absolument pas le cas des élus d’EELV, qui tardent à faire leur aggiornamento », pointe Brice Lalonde.

 Aussi Antoine Waechter est-il surpris de voir les Verts défendre aujourd’hui avec autant de zèle les éoliennes, qui dénaturent nos paysages et fauchent quantité d’oiseaux migrateurs. »

Extrait d’un article de Valeurs actuelles : Antoine Waechter, l’antithèse des Verts

Pas de green deal sans nucléaire

«Pas de green deal sans nucléaire» prévient Thierry Breton

transitionsenergies.com/pas-de-green-deal-sans-nucleaire-previent-thierry-breton

La bataille en Europe pour faire de l’énergie nucléaire, une énergie qualifiée de « durable », c’est-à-dire qui ne perturbe pas le climat, est féroce. Et cela même si le nucléaire permet de produire l’électricité la plus décarbonée qui soit, plus encore que celle provenant des éoliennes et des panneaux solaires.

Mais il est vrai que l’énergie nucléaire présente d’autres inconvénients et que de nombreux pays en Europe n’ont aucun intérêt à préserver et encore moins développer l’énergie nucléaire. Ce qui n’est évidemment pas le cas de la Chine, des Etats-Unis et de la Russie. Il faut aussi ajouter que la Commission européenne et le Parlement sont sous pression et sous influence des partis écologistes et de nombreuses ONG farouchement opposés au nucléaire, même si cela se traduit pas une augmentation des émissions de gaz à effet de serre… Le mouvement écologiste n’est tout simplement pas capable de remettre en cause son idéologie fondatrice née dans les années 1970 qui est le rejet du nucléaire.

Un élément indispensable à la transition pour le GIEC et l’AIE

  Cela n’empêche pas l’énergie nucléaire d’être considérée comme un élément indispensable à la transition des institutions internationales comme le GIEC et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Le nucléaire n’émet que 12 grammes de CO par kWh produit, contre 490 grammes pour le gaz naturel, qui figure pourtant dans ces énergies estampillées «vertes»… parce que les pays qui se détournent du nucléaire comme l’Allemagne ou la Belgique en ont besoin.

Mais la France est loin d’avoir gagné la partie. Cela explique pourquoi le Commissaire européen chargé du marché intérieur, le Français Thierry Breton, est à son tour monté au créneau le 26 août. Invité de la REF (rencontre des entrepreneurs de France), le commissaire européen a plaidé pour le maintien des centrales nucléaires en Europe. «Pas de Green Deal [Pacte vert] sans nucléaire» a menacé le commissaire européen au Marché intérieur et à l’Énergie Thierry Breton, invité de la REF (rencontre des entrepreneurs de France). «Cela ne veut pas dire que l’on va faire n’importe quoi» a-t-il ajouté, soulignant à plusieurs reprises que la sécurité devait être garantie pour maintenir l’exploitation des centrales nucléaires européennes.

«On ne fera pas du nucléaire pendant des centaines d’années mais nous sommes dans une période transition» a expliqué Thierry Breton pour justifier ce maintien des centrales.

L’Allemagne, la Belgique… et la France ferment des centrales

Pourtant, toute une série de fermetures de centrales nucléaires sont prévues en Belgique, en Allemagne et en France également où 14 réacteurs devraient être fermés d’ici 2035. Ce qui n’est pas à chaque fois sans poser de très sérieux problèmes de risques de pénuries d’électricité et de black out et d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ce qui va à l’encontre même de l’objectif du Green Deal ! En Allemagne, l’intermittence des renouvelables, éolien et solaire, contraint, faute de centrales nucléaires, à activer plus fréquemment les centrales thermiques au charbon et au gaz. Résultat, quand il y a peu de vent et de soleil, comme au premier semestre cette année, les émissions de CO2 s’envolent…

En Belgique, la situation est encore plus ubuesque, une vraie histoire belge. Le pays compte sept centrales nucléaires qui assurent 50% de sa production d’électricité. Il a prévu de les arrêter définitivement en 2025 et de les remplacer par des centrales à gaz, qui émettent évidemment bien plus de CO2. Mais pour le moment, aucune décision n’a encore été arrêtée et investissement lancé pour construire les centrales remplaçant les réacteurs nucléaires existants. Pour 2025, il est déjà trop tard.

La France est dans une situation proche, si elle veut atteindre son objectif de 50% d’électricité nucléaire en 2035, elle doit construire de nouveaux réacteurs pour remplacer en partie, ceux qui seront fermés d’ici-là. Il en faut six au minimum pour éviter les pénuries d’électricité. Mais il est déjà presque trop tard pour prendre la décision et lancer les projets. De toute façon, cela n’interviendra pas avant 2023 bien après la prochaine élection présidentielle…

Pas d’hydrogène vert en grande quantité sans électricité nucléaire

«Certaines de ces centrales sont encore en état de marche» a expliqué Thierry Breton » Il faut être pragmatique. Démanteler une centrale que l’on peut faire vivre encore deux, trois ans… Pourquoi se priver de cette capacité de production». S’il y a un concept qui a disparu des stratégies de transition énergétique, c’est bien celui de pragmatisme et même de réalité.

Thierry Breton a rappelé que la production d’hydrogène vert, c’est-à-dire par électrolyse avec de l’électricité décarbonée, nécessite la production régulière et à des coûts accessibles de très grandes quantités d’électricité «propre». Le nucléaire est aujourd’hui le meilleur moyen d’en obtenir.

L’éolien et l’élu

➻ L’éolien et l’élu : guide réalisé par deux administrateurs du CRECEP (Collectif Régional d’Experts et de Citoyens pour l’Environnement et le Patrimoine) (anciennement ACBFC) (à distribuer aux élus -et citoyens-, grands et petits !) Ce guide a été créé par un collectif anti-éolien afin d’aider les élus et les citoyens face au lobby de l’éolien subventionné par les pouvoirs publics.

GUIDE « L’ÉOLIEN et L’ÉLU

L’éolien et l’élu

Un guide « L’éolien et l’élu » a été publié en mai 2019 par un Collectif d’association de Bourgogne France-Comté (ACBFC). Rédigé par Olivier Dubar et Louis Landrot, administrateurs de ce collectif, ce guide s’adresse à tous les maires, conseillers municipaux et élus mais également citoyens « qui veulent approfondir leurs connaissances sur l’énergie électrique d’origine éolienne ».
Ce guide constitue l’ouvrage de référence pour les collectivités qui abordent le développement de parcs éoliens sur leur territoire en leur donnant les clés pour « réussir » chacune des grandes étapes du projet : genèse, développement, construction et exploitation. Il s’adresse aussi bien aux collectivités qui veulent simplement obtenir une information objective que pour celles qui souhaitent être partie prenante dans le développement de projets. Ce guide aborde les thématiques majeures qui se posent au niveau local : rôles des collectivités et des développeurs, enjeux environnementaux, concertation des acteurs, fiscalité locale, investissement participatif, réponses aux principales interrogations de la population, fonctionnement des systèmes d’aides, etc. A la fin du document, une dizaine de fiches présentent des projets particulièrement exemplaires dont les bonnes pratiques, et qui pourront inspirer les collectivités et les professionnels de la filière éolienne.